En présentant un bilan carbone plus neutre que les énergies fossiles, le biocarburant est considéré comme la solution du futur. Différentes variétés de plantes sont aujourd’hui utilisées dans la production industrielle ou artisanale du bioéthanol et du biodiésel. Voici un inventaire non succinct des espèces utilisées pour fabriquer du biocarburant.

Les espèces végétales pour faire du bioéthanol

Le bioéthanol est une alternative abordable et moins polluante de l’essence. Sur le marché, on commence à l’intégrer dans le Super E95 (jusqu’à 10 % pour la version E10), mais on l’utilise en majorité avec l’E85 (85% de bioéthanol et 15 % d’essence ordinaire). Son prix est deux fois moins cher que son alter ego d’origine fossile.

Les céréales

Les céréales, en majorité du maïs et du blé, sont les plus utilisées en France pour la production de bioéthanol avec 56 % de la production de bioéthanol. Il n’y a pratiquement pas d’impact sur la culture vivrière puisque la proportion des terres arables destinées au biocarburant est limitée à 7 %. Actuellement, seuls 3 % des terres cultivées sont consacrés au biocarburant en France. Cette règle de l’Union européenne  a pour objectif de préserver les terrains destinés à l’alimentation, mais aussi les forêts et les étendues sauvages.

Maïs : pour la fabrication du bioéthanol

Le maïs est l’une des principales source de bioéthanol

La betterave à sucre

Le tiers de la production de bioéthanol en France est issu de la transformation de la betterave à sucre. Sa haute teneur en saccharose en fait un produit parfait pour la fabrication du bioéthanol. À la différence des céréales, il n’est pas nécessaire de procéder à la dégradation de l’amidon en sucres moins complexe (glucose). Le processus de fermentation et de distillation est donc moins long.

La canne à sucre

Herbe de haute taille des contrées tropicales, la canne à sucre offre une haute teneur en saccharose dans ses tiges. En France, on le cultive principalement dans les départements d’outre-mer, en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion. Une proportion négligeable entre néanmoins dans la fabrication de biocarburant. Dans le monde, le Brésil est le plus grand bioéthanol issu de la canne à sucre.

Les végétaux pour faire du biodiesel

Toutes les huiles, mais aussi les graisses animales, peuvent servir à faire du biodiesel. Il faut par la suite procéder à l’estérification pour que le produit devienne du diesel végétal utilisable par la majorité des moteurs. Voici les principaux végétaux utilisés pour produire ce type de biocarburant.

Le colza

Trois quarts du volume de biodiesel consommé en France provient de la culture du colza. En 2017, cela représentait 2 milliards de litres. Le biocarburant produit avec cette plante oléagineuse est en grande partie est produite en France, mais on importe également depuis d’autres pays européens, d’Australie et du Canada pour répondre à la demande croissance, notamment des flottes de voitures des entreprises et des collectivités.

Le colza sert à fabriquer du biodiesel.

L’huile de palme

Produite en Asie du Sud-est, et notamment en Indonésie et en Malaisie, l’huile de palme est utilisée à hauteur de 7,5 % en France. Son utilisation fait néanmoins l’objet d’une polémique, car son exploitation se ferait à la suite de destruction de forêts primaire, annihilant ainsi l’avantage écologique liée à l’utilisation des biocarburants.

Le soja et le tournesol

Ces deux plantes destinées à la production d’huile sont encore assez peu utilisées pour le biocarburant et sont généralement consacrées à l’alimentation humaine et animale. Néanmoins, ces végétaux sont tout aussi faciles à transformer que le colza grâce à la transestérification.

L’alternative huile de friture

La production de biocarburant à partir d’huiles également alimentaires provoque une vision négative du secteur auprès d’une partie de la population. L’utilisation d’huile de friture usagée est donc une alternative à 100 % écologique et durable.  Rien qu’en France, ce sont plus de six millions de litres d’huiles usagées qui sont générés, et seuls 5 % sont collectées pour être revalorisées. En valorisant ces déchets qui partent en majorité dans les eaux usées, on comblera une partie non négligeable de la demande en biocarburant. C’est d’ailleurs l’ambition de la Baraque à Huile d’accélérer la collecte en facilitant le processus grâce à l’Olibox. Comme on dit, tout commence par un geste simple.

Collecte des huiles usagées en déchetterie

La Baraque à huile facilite la collecte des huiles usagées.

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