Vous le savez sans doute, l’huile de cuisson ménagère ne peut être utilisée qu’une seule fois. Pourtant, après avoir réalisé une friture, il vous reste souvent une importante quantité d’huile de cuisson usagée. Si certains décident de les jeter, d’autres ont trouvé une idée ingénieuse pour leur donner une seconde vie. Désormais, l’huile de cuisson ménagère usagée sert pour alimenter les réservoirs et les chaudières des foyers en précarité énergétique. D’autres s’en servent comme matière première pour fabriquer du biocarburant.

Pour l’alimentation des réservoirs et des chaudières

bio-carburant issu de huiles usagées

L’huile de cuisson ménagère peut s’utiliser pour alimenter les réservoirs et les chaudières. Elle permet en effet de faire fonctionner correctement la chaudière des foyers en situation de précarité énergétique. À part son origine végétale, l’huile de récup’ présente d’autres avantages. Non seulement c’est une huile recyclée, mais elle est également moins polluante. C’est d’ailleurs pour cela que les automobilistes l’utilisent pour alimenter leur réservoir. Cependant, la législation fiscale en France n’autorise pas l’utilisation d’huile pour rouler.

Aussi, des « rhuileux » sur l’île d’Oléron ont décidé de sortir de l’ombre. Ils revendiquent l’utilisation d’huile de cuisson ménagère usagée. À cet effet, un cycle d’huile territorialisé s’intègre dans les politiques publiques. D’ailleurs, une association a vu le jour pour revendiquer la légalisation de l’utilisation de l’huile. Jusqu’ici, les bruits médiatiques faits par l’association portent ses fruits puisque l’administration tolère l’utilisation de l‘huile. D’ailleurs, en 2010, les collecteurs ont pu récolter 17 000 litres d’huiles auprès de 71 restaurants. Le travail fourni par l’association a même suscité l’engouement de l’administration. Aussi, les élus locaux ont débloqué une subvention pour l’association collectrice d’huiles usagées. Cette entité a même été déclarée d’utilité publique sur l’île d’Oléron.

Des huiles usagées transformées en biocarburant

bio carburant issu d'huile alimentaire usagée

À Lyon, l’utilisation des huiles usagées se fait d’une toute autre façon. Les huiles récupérées sont transformées en biocarburant. Cette idée est née d’un constat fait par Raphaël Le Marois, un jeune entrepreneur de 25 ans. En Rhône-Alpes, près de 80 % des huiles usagées dans les restaurants ne sont pas collectées. Aussi, pour ne pas les jeter dans la nature, le jeune lyonnais s’est engagé à les collecter ; il a même embauché un chauffeur à cet effet. Celui-ci récolte les huiles végétales usagées des restaurateurs dans toute la ville. La collecte est gratuite. Une fois les huiles collectées, elles sont transportées vers l’usine pour être transformées. Le chauffeur s’efforce de récolter les huiles dans les 48 heures, dès que le fût du restaurateur est plein.

Une fois arrivées dans l’usine, les huiles sont filtrées pour enlever les traces de nourritures et d’impuretés. Elles deviennent alors plus claires. Ce sont ces huiles claires que l’entrepreneur revend aux distributeurs de biocarburant.

Depuis son lancement, l’usine de raffinement d’huiles usagées possède déjà de nombreux contrats de récupération avec les restaurateurs. Elle ne compte pas s’arrêter là et désire élargir son périmètre. D’ici quelques années, la collecte d’huiles de cuisson ménagère usagées devrait être réalisée dans toutes les villes de France. Tout dépendra de l’initiative des pouvoirs publics.

Notre initiative, La Baraque à huile, est innovante puisqu’elle vise à optimiser la collecte des huiles usagées des ménages, des particuliers: huile de cuisson (friture, fond de poële) et huile de conservation (sardines, légumes confits, feta, etc.).

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